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Fragment HGH 176-191 : ce n’est pas l’AOD9604

Les acides aminés 176 à 191 de l’hormone de croissance. Un schéma à jeun, de 250 à 500 µg, et une molécule à ne pas confondre avec l’AOD9604.

6 min de lecture Mis à jour le Par l'équipe PeptidLab

L’hormone de croissance humaine est une chaîne de 191 acides aminés. Le fragment 176-191 n’en garde que la fin, côté C-terminal. Les travaux de laboratoire sur cette portion portent sur la lipolyse : dans les modèles étudiés, elle agit sur l’adipocyte sans reproduire l’effet de l’hormone entière sur l’IGF-1. Ce n’est donc pas « de l’HGH en plus petit », et la fiche HGH du catalogue ne s’applique pas ici.

La molécule d’à côté s’appelle AOD9604. C’est le segment 177-191, plus une tyrosine ajoutée au début de la chaîne. Cette tyrosine change la molécule. Les essais humains de l’AOD9604, surtout par voie orale ou intraveineuse, ne sont pas des essais de ce fragment, et ils ne fixent pas sa dose sous-cutanée. Les recopier ici serait mélanger deux produits.

Le schéma de la fiche

Il n’existe pas d’essai clinique qui ait fixé une dose sous-cutanée de la séquence 176-191. La fiche du catalogue retient le schéma de recherche utilisé pour cette fiole, en une prise par jour, à jeun, parce qu’un repas élève l’insuline et que l’insuline freine la lipolyse :

  • Semaines 1 à 2 : 250 µg (0,25 mg), une fois par jour.
  • Semaines 3 à 8 : 500 µg (0,50 mg), une fois par jour.

Pas de second passage dans la journée sur cette fiche, et pas de montée au-delà de 500 µg. Le tableau est sur la fiche protocole.

La fiole de 10 mg

10 mg dans 2 mL donnent 5 mg/mL, soit 5 000 µg/mL.

  • 250 µg = 0,05 mL = 5 unités U-100.
  • 500 µg = 0,10 mL = 10 unités.

À 500 µg par jour, la fiole de 10 mg couvre une vingtaine de prises, sans compter ce qui reste dans le cône de la seringue. On note la date de reprise sur l’étiquette, on garde la solution entre 2 et 8 °C, et on ne secoue pas le flacon : un peptide de cette taille précipite si on le traite comme une solution banale.

Le geste, le matin

À jeun veut dire à distance du repas, pas « avec le café ». On prépare la seringue, on injecte, et on attend avant de manger. Le palier de 250 µg sert à vérifier que la solution est bien reprise et que le volume se lit. On ne le saute pas pour aller à 500 µg dès le premier jour. Huit semaines, puis on s’arrête sur cette fiche : elle ne décrit pas de second cycle automatique.

La fiole : fragment 176-191, 10 mg.

Questions fréquentes

Pourquoi ne pas reprendre les doses d’AOD9604 ?

Parce que ce n’est pas la même séquence. L’AOD9604 ajoute une tyrosine et a été étudié surtout par voie orale ou intraveineuse. Ces essais ne dosent pas le fragment 176-191.

Ce fragment remplace-t-il l’HGH ?

Non. C’est un morceau de la chaîne, étudié à part, sans l’effet de l’hormone entière sur l’IGF-1. L’HGH du catalogue est une autre fiche, en unités internationales.

Pourquoi à jeun ?

L’insuline d’un repas freine la lipolyse. Le schéma de la fiche place donc la prise à distance du repas, une fois par jour.

250 µg, c’est une dose d’essai clinique ?

Non. Aucun essai n’a fixé la dose sous-cutanée de cette séquence. 250 puis 500 µg est le schéma de recherche de la fiche, pas un libellé de médicament.

Fiche technique

Fragment 176-191
Séquence C-terminale de l'hormone de croissance, 16 acides aminés (YLRIVQCRSVEGSCGF)
AOD9604
Fragment 177-191 précédé d'une tyrosine
Masse molaire
Fragment 176-191 : environ 1 817 g/mol ; AOD9604 : environ 1 815 g/mol
Statut réglementaire
Aucune autorisation de mise sur le marché
Statut antidopage (AMA)
Interdits en permanence (classe S2, fragments de l'hormone de croissance)

Ce que dit la recherche

Résumé des données publiées, rédigé par l'équipe PeptidLab. Il décrit des molécules étudiées en laboratoire ou en essai clinique : rien ici n'est une indication d'usage.

  1. 2000PrécliniqueHorm Res

    Le fragment lipolytique de l'hormone de croissance (AOD9604) augmente la lipolyse chez l'animal sans effet sur la glycémie ni sur la croissance.

  2. 2001PrécliniqueEndocrinology

    Chez la souris obèse, l'AOD9604 réduit la masse grasse, y compris chez des souris sans récepteur bêta-3 adrénergique.

  3. 2013Étude chez l'humainJ Endocrinol Metab

    Synthèse de six essais chez l'humain : l'AOD9604 est bien toléré et ne modifie pas l'IGF-1. Un essai de phase 2b n'a cependant pas montré de perte de poids supérieure au placebo.

Sécurité : ce que rapportent les études

  • Pour l'AOD9604, les essais chez l'humain n'ont pas mis en évidence d'effet indésirable notable par rapport au placebo. Le fragment 176-191 n'a pas de données publiées chez l'humain.

Sources

Liens vers PubMed ou vers le document d'origine. Articles en anglais.

  1. Ng FM et al. Metabolic studies of a synthetic lipolytic domain (AOD9604) of human growth hormone. Horm Res, 2000. PubMed
  2. Heffernan M et al. The effects of human GH and its lipolytic fragment (AOD9604) on lipid metabolism following chronic treatment in obese mice and beta(3)-AR knock-out mice. Endocrinology, 2001. PubMed
  3. Stier H et al. Safety and Tolerability of the Hexadecapeptide AOD9604 in Humans. J Endocrinol Metab, 2013. PubMed

Mis à jour en octobre 2026.

Ce guide a une vocation informative et scientifique. Les produits PeptidLab sont destinés exclusivement à la recherche en laboratoire et ne sont pas destinés à la consommation humaine ou animale.

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