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SLU-PP-332 : une petite molécule étudiée chez la souris

Petite molécule, agoniste des récepteurs ERR. L’essai publié est chez la souris, à 50 mg/kg, deux fois par jour, en intrapéritonéale.

7 min de lecture Mis à jour le Par l'équipe PeptidLab

Le SLU-PP-332 n’est pas un peptide. C’est une petite molécule de synthèse qui active les récepteurs apparentés aux œstrogènes, ERRα, ERRβ et ERRγ. Ces récepteurs ne lient pas les œstrogènes : ils règlent, dans la cellule, des gènes liés à l’oxydation des graisses et à la fabrication de mitochondries. L’équipe de Billon et de Burris les a utilisés comme cible d’un « mime » chimique de l’exercice, d’abord en culture, ensuite chez la souris.

La fiole de 10 mg existe parce que la molécule se lyophilise comme un réactif. Cela ne la transforme pas en peptide, et cela ne transforme pas l’essai animal en schéma humain.

Ce que l’article a vraiment fait

Dans le Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics (2024), et dans le préprint de 2023 sur la capacité d’exercice, les souris reçoivent la molécule par voie intrapéritonéale, pas sous la peau, et la dose est en milligrammes par kilo de souris.

  • 50 mg/kg, deux fois par jour, pendant 28 jours, chez des souris C57BL/6J, y compris sous régime gras.
  • Le même rythme pendant 12 jours chez la souris ob/ob : l’essai a été raccourci, les animaux supportant mal deux injections abdominales par jour.
  • Une dose unique de 30 mg/kg pour mesurer ce qui passe dans le muscle, deux heures et six heures après. Le muscle contenait alors autour de 0,6 à 0,8 µM.
  • Des séries plus courtes à 25 ou 30 mg/kg figurent dans les travaux d’avant. Le schéma que la fiche retient est celui de l’article principal : 50 mg/kg, deux fois par jour.

Le véhicule de ces injections est un mélange Tween, DMSO et PBS. Ce n’est pas l’eau dans laquelle on reprend une fiole de peptide. La fiche protocoles sépare les deux : le tableau de l’essai d’un côté, la reprise de la fiole de l’autre.

Pourquoi 50 mg/kg ne se convertit pas

Un milligramme par kilo de souris n’est pas un milligramme par kilo d’humain, et encore moins un volume de cette fiole. Les deux espèces n’ont ni la même surface, ni le même foie, ni la même dose tolérée. Appliquer 50 mg/kg à un adulte de 70 kg donnerait 3,5 g par prise, deux fois par jour : ce calcul est absurde, et il n’est dans aucun essai. Il n’existe pas d’essai clinique publié chez l’humain. Il n’y a donc pas de palier en microgrammes à proposer « en attendant ».

Ce que la fiole permet, c’est une concentration de travail. 10 mg dans 2 mL = 5 mg/mL. C’est un chiffre de laboratoire, pour peser une solution, pas une dose. La fiole : SLU-PP-332, 10 mg.

Questions fréquentes

C’est un peptide ?

Non. C’est une petite molécule agoniste des récepteurs ERR. Elle est lyophilisée dans une fiole, mais sa chimie n’est pas une chaîne d’acides aminés.

Quelle dose humaine ?

Aucune n’est publiée. L’essai est chez la souris, 50 mg/kg, deux fois par jour, en injection intrapéritonéale. Ce chiffre ne se convertit pas en volume de fiole.

Pourquoi parler de 3,5 g ?

Pour montrer l’erreur. 50 mg/kg fois 70 kg donne une masse énorme, qui n’a jamais été une dose. La règle est de ne pas faire cette multiplication.

À quoi sert la dilution 10 mg dans 2 mL ?

À obtenir 5 mg/mL, une concentration de travail. Ce n’est pas le volume d’une injection.

Fiche technique

Nom
SLU-PP-332
Nature
Petite molécule, pas un peptide
Masse molaire
Environ 290 g/mol
Récepteur ou cible
Récepteurs liés aux œstrogènes ERRα, ERRβ et ERRγ (agoniste)
Origine
Université de Saint-Louis (États-Unis)
Statut réglementaire
Aucune autorisation de mise sur le marché ; aucun essai chez l'humain publié

Ce que dit la recherche

Résumé des données publiées, rédigé par l'équipe PeptidLab. Il décrit des molécules étudiées en laboratoire ou en essai clinique : rien ici n'est une indication d'usage.

  1. 2023PrécliniqueACS Chem Biol

    Chez la souris, le SLU-PP-332 déclenche une réponse proche de celle de l'exercice aérobie et augmente l'endurance.

  2. 2024PrécliniqueJ Pharmacol Exp Ther

    Chez des souris obèses, la molécule réduit la masse grasse et améliore plusieurs marqueurs du syndrome métabolique.

Sécurité : ce que rapportent les études

  • Aucune donnée de sécurité chez l'humain n'est publiée.

Sources

Liens vers PubMed ou vers le document d'origine. Articles en anglais.

  1. Billon C et al. Synthetic ERRα/β/γ Agonist Induces an ERRα-Dependent Acute Aerobic Exercise Response and Enhances Exercise Capacity. ACS Chem Biol, 2023. PubMed
  2. Billon C et al. A Synthetic ERR Agonist Alleviates Metabolic Syndrome. J Pharmacol Exp Ther, 2024. PubMed

Mis à jour en octobre 2026.

Ce guide a une vocation informative et scientifique. Les produits PeptidLab sont destinés exclusivement à la recherche en laboratoire et ne sont pas destinés à la consommation humaine ou animale.

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