PubMed indexe chaque mois des centaines d'articles sur les peptides. Cette page retient ceux qui concernent les molécules du catalogue PeptidLab et les résume en quelques lignes : population étudiée, résultats chiffrés, limites signalées par les auteurs.
Octobre 2026
Publications ajoutées à PubMed du 28 septembre au 28 octobre 2026.
- publications
- 15
- molécules
- 11
- essais de phase 3
- 3
- méta-analyses
- 2
En bref
- Retatrutide : trois publications de phase 3. En 80 semaines, la perte de poids moyenne atteint 25 % à 12 mg chez les adultes obèses sans diabète, et 18,8 % chez ceux qui ont un diabète de type 2.
- BPC-157 : deux revues concluent que les données humaines restent très limitées ; la plus complète ne recense que trois petites études sans groupe témoin, 30 personnes au total.
- CagriSema : une méta-analyse de six essais confirme l'effet sur le poids et la glycémie, et l'essai cardiovasculaire REDEFINE 3 a recruté 7 076 participants.
- Sémaglutide : après l'arrêt du traitement, une partie de la perte de poids et de graisse viscérale est reprise en 24 semaines.
Essais cliniques
RetatrutideEssai de phase 3N Engl J Med
Retatrutide dans l'obésité sans diabète : l'essai de phase 3 TRIUMPH-1
2 339 adultes obèses sans diabète ont reçu une injection hebdomadaire de retatrutide (4, 9 ou 12 mg) ou un placebo pendant 80 semaines. Perte de poids moyenne : 17,6 %, 23,7 % et 25,0 % selon la dose, contre 3,9 % sous placebo. La douleur du genou a davantage baissé chez les participants souffrant d'arthrose, de même que l'index d'apnées-hypopnées chez ceux atteints d'apnée du sommeil. Effets indésirables les plus fréquents : digestifs. Essai financé par Eli Lilly.
RetatrutideEssai de phase 3Lancet
Retatrutide chez les adultes obèses avec un diabète de type 2 : l'essai TRIUMPH-2
1 152 adultes avec un IMC d'au moins 27 et un diabète de type 2, traités pendant 80 semaines. Perte de poids moyenne : 11,9 %, 16,8 % et 18,8 % avec 4, 9 et 12 mg, contre 5,1 % sous placebo. Diarrhées (27 à 34 % contre 13 %) et nausées (14 à 28 % contre 8 %) étaient plus fréquentes sous retatrutide, comme l'hypotension et les dysesthésies. Arrêts définitifs pour effet indésirable ou décès : 12 % à 9 mg et 8 % à 12 mg, contre 5 % sous placebo. Essai financé par Eli Lilly.
RetatrutideEssai de phase 3N Engl J Med
Retatrutide et apnée obstructive du sommeil : deux essais de phase 3
691 adultes avec une apnée du sommeil modérée à sévère et un IMC d'au moins 27, avec ou sans diabète de type 2. Au départ, ils avaient en moyenne 56 à 59 apnées ou hypopnées par heure de sommeil. Après 80 semaines, cet index a baissé de 19 à 34 événements par heure sous retatrutide, contre environ 10 sous placebo. Perte de poids : 12 à 22 % selon l'essai et la dose, contre 5 à 6 % sous placebo. Effets indésirables surtout digestifs. Essais financés par Eli Lilly.
SémaglutideEssai de phase 2bOpen Forum Infect Dis
Sémaglutide : ce qui reste des effets après l'arrêt du traitement
108 personnes vivant avec le VIH et une lipohypertrophie ont reçu du sémaglutide ou un placebo pendant 32 semaines, puis le traitement a été arrêté et le suivi poursuivi jusqu'à la semaine 56 (80 participants analysés). Après l'arrêt, le poids, le tour de taille, la graisse viscérale et la résistance à l'insuline sont remontés. À la semaine 56, une partie de la baisse du poids, de l'IMC et du tour de taille restait acquise par rapport au départ. Pour les auteurs, un traitement continu est probablement nécessaire pour un bénéfice durable.
CagriSemaPlan d'essaiAm Heart J
CagriSema : le plan de l'essai cardiovasculaire REDEFINE 3
Cet article décrit l'essai et ses participants, pas encore ses résultats. 7 076 adultes de 24 pays, avec une maladie cardiovasculaire établie et un IMC d'au moins 25, reçoivent chaque semaine CagriSema (cagrilintide 2,4 mg et sémaglutide 2,4 mg) ou un placebo. Âge moyen : 66 ans ; 61 % ont un diabète de type 2 et 62 % ont déjà eu un infarctus. L'essai doit d'abord montrer que CagriSema n'augmente pas les accidents cardiovasculaires graves, puis vérifier s'il les réduit.
Méta-analyses et revues
CagriSemaMéta-analyseDiabetes Obes Metab
CagriSema dans le diabète de type 2 : méta-analyse de six essais
Six essais randomisés, 4 554 participants avec un diabète de type 2. Par rapport au placebo, CagriSema 2,4 mg abaisse l'HbA1c de 1,87 point et le poids de 12,7 points de pourcentage supplémentaires. Face au sémaglutide seul à 2,4 mg, le gain sur l'HbA1c est faible et incertain (0,21 point), celui sur le poids plus probable (5,8 points). Les effets digestifs et les arrêts pour effet indésirable sont plus fréquents que sous placebo.
Thymosine alpha-1Méta-analyseFront Immunol
Thymosine alpha-1 et chimiothérapie dans le cancer de l'estomac : méta-analyse
20 essais randomisés, 1 704 patients, tous menés en Chine. Ajoutée à la chimiothérapie, la thymosine alpha-1 était associée à un meilleur taux de réponse (RR 1,39), à des marqueurs immunitaires plus élevés (lymphocytes CD4+, cellules NK) et à moins de toxicités digestives, hématologiques et hépatiques. La survie à long terme n'était pas rapportée de façon systématique, et la qualité des preuves va de très faible à modérée.
BPC-157Revue systématiqueActa Orthop Belg
BPC-157 chez l'humain : revue systématique en orthopédie
Les auteurs ont recherché toutes les études humaines publiées jusqu'au 1er juin 2026. Ils n'en ont trouvé que trois, avec 30 personnes au total : des injections dans le genou (16 patients), des instillations dans la vessie pour une cystite interstitielle (12) et un test de tolérance par voie intraveineuse (2). Toutes décrivent une amélioration chez la plupart des participants, sans effet indésirable attribué au produit, mais sans groupe témoin. Certitude des preuves : très faible. Les auteurs déconseillent tout usage clinique en dehors d'essais encadrés.
BPC-157TB-500Revue narrativeJ Am Acad Orthop Surg
BPC-157, thymosine bêta-4 et TB-500 en orthopédie : où en sont les preuves ?
Revue de la littérature jusqu'en juin 2026. Le BPC-157 a le plus d'études animales sur les tendons, ligaments, muscles et os, mais chez l'humain une seule petite série de cas, sans groupe témoin. La thymosine bêta-4 a été étudiée chez l'humain en ophtalmologie, dermatologie et cardiologie, pas en orthopédie. Le TB-500, fragment de sept acides aminés, ne doit pas être confondu avec la thymosine bêta-4 complète. Les auteurs relèvent aussi les incertitudes sur la pureté des produits vendus et les règles antidopage.
EpithalonRevue narrativeInt J Mol Sci
Epithalon et épithalamine : revue des preuves mécanistiques et cliniques
Revue des études publiées jusqu'au 22 septembre 2026. L'epithalon (Ala-Glu-Asp-Gly) y est traité à part de l'épithalamine, l'extrait d'épiphyse dont sa composition a été tirée. Les travaux décrivent des effets sur l'entretien des télomères, les rythmes circadiens et le stress oxydatif. Chez l'humain, seules de petites études de biomarqueurs et un ancien essai contrôlé dans la rétinite pigmentaire sont disponibles. Conclusion des auteurs : une molécule biologiquement active, mais cliniquement non prouvée.
Observation et laboratoire
RetatrutideÉtude transversaleJAMA Netw Open
Retatrutide hors essai : les effets indésirables décrits sur les réseaux sociaux
Des chercheurs de l'université de Pennsylvanie ont analysé les effets indésirables rapportés par des utilisateurs de réseaux sociaux qui disent prendre du retatrutide en dehors de tout essai. Le résumé publié ne donne pas les chiffres ; l'article complet est en libre accès. Le retatrutide n'a, à ce jour, aucune autorisation de mise sur le marché.
MOTS-cÉtude transversaleAntioxidants (Basel)
MOTS-c dans le sang, capacité d'effort et défenses antioxydantes
30 jeunes hommes de 18 à 25 ans : 10 athlètes de haut niveau, 10 sportifs de loisir et 10 sédentaires. Le taux sanguin de MOTS-c, peptide produit naturellement par les mitochondries, était le plus élevé chez les athlètes (508 pg/mL), intermédiaire chez les sportifs (440) et le plus bas chez les sédentaires (319). Il était fortement corrélé à la VO2max et aux marqueurs antioxydants. Étude d'observation : elle montre une association, pas l'effet d'une administration de MOTS-c.
SS-31Étude animaleAging Cell
SS-31 (élamipretide) et qualité des ovocytes au cours du vieillissement
Chez des souris âgées, l'élamipretide a augmenté la taille des portées et limité le déclin de la qualité des ovocytes, en améliorant leur maturation. Les auteurs l'attribuent à l'activation d'un axe vitamine B6-VEGF. Sur des ovocytes humains âgés en laboratoire, il a favorisé la maturation, la fécondation et les premières divisions. Aucune donnée chez des patientes à ce stade.
KPVÉtude in vitroTissue Cell
KPV et cellules spumeuses : étude sur des macrophages en culture
Sur des macrophages de souris en culture exposés à des LDL oxydées, le tripeptide KPV a réduit l'accumulation de lipides et la formation de cellules spumeuses, une étape de l'athérosclérose. Il a aussi diminué le stress oxydatif, l'activation de NF-κB et l'assemblage de l'inflammasome NLRP3, sans toxicité pour les cellules. Résultat obtenu in vitro uniquement.
GHK-CuMéthode analytiqueJ Chromatogr A
GHK-Cu en liposomes : une méthode pour vérifier sa stabilité dans les cosmétiques
Très hydrophile, le GHK-Cu pénètre mal dans la peau ; l'encapsuler dans des liposomes est une piste pour améliorer sa diffusion. Les auteurs ont incorporé des liposomes de GHK-Cu dans une émulsion et un sérum, puis suivi leur stabilité par électrophorèse capillaire couplée à la spectrométrie de masse (CE-ICP-MS/MS), qui distingue le cuivre du peptide et le phosphore des liposomes. Le résumé décrit la méthode, sans chiffrer la stabilité obtenue.
Comment cette veille est faite
- Recherche PubMed par molécule, sur les articles ajoutés pendant le mois écoulé.
- Pour les molécules très étudiées (sémaglutide, tirzépatide, précurseurs du NAD+), seuls les essais cliniques et les méta-analyses sont retenus.
- Chaque résumé reprend uniquement le contenu de l'abstract publié : aucune conclusion n'est ajoutée à celles des auteurs.
- Les éditoriaux, lettres et commentaires ne sont pas inclus.
Une étude chez l'animal ou sur des cellules ne dit rien de l'efficacité chez l'humain. Les essais cliniques portent sur des médicaments fabriqués et dosés par des laboratoires pharmaceutiques ; les fioles PeptidLab sont des peptides de recherche, sans autorisation de mise sur le marché.
Questions fréquentes
À quelle fréquence cette veille est-elle mise à jour ?
Une fois par mois. La nouvelle édition s'affiche en haut de la page ; les précédentes restent consultables en dessous.
Pourquoi certaines études n'y figurent-elles pas ?
Seules les publications qui apportent une donnée nouvelle sur une molécule du catalogue sont retenues. Pour les molécules les plus étudiées, comme le sémaglutide, la sélection se limite aux essais cliniques et aux méta-analyses.
Ces résultats s'appliquent-ils aux fioles PeptidLab ?
Non. Les essais portent sur des médicaments fabriqués et dosés par des laboratoires pharmaceutiques, dans un cadre réglementé. Les fioles PeptidLab sont des peptides de recherche, sans autorisation de mise sur le marché.
Ce guide a une vocation informative et scientifique. Les produits PeptidLab sont destinés exclusivement à la recherche en laboratoire et ne sont pas destinés à la consommation humaine ou animale.